« De l’Éducation à la démocratie. Le débat scientifique en classe, un outil au service du savoir et de la citoyenneté »

4e évènement de la Semaine de la Démocratie !

Conférence-expérimentale :  avec Marc Legrand, enseignant-chercheur en mathématiques et didactique des mathématiques.

Lieu : Maison des Étudiants (bât 34), Université Montpellier campus Triolet,
Place Eugène Bataillon, 34090 Montpellier
Tram 1 – Arrêt UNIVERSITÉS DES SCIENCES ET DES LETTRES

Heure : 19h-21h

Description : Au cours de cette conférence nous tenterons de décrire brièvement ce que peut être un authentique  «  débat  scientifique  »  dans  une  classe  de  collège,  de  lycée  ou  un  amphi  de l’université, c’est-à-dire le débat d’un groupe de personnes qui, lorsqu’elles sont placées face à une réalité problématique, se mettent à élaborer de façon coopérative et contradictoire des énoncés généraux qui décrivent de la façon la plus pertinente, objective et vraisemblable possible ce que leur semble être cette réalité.
Nous expérimenterons sur nous-mêmes, groupe des participants, ce type de débat.
Il s’agit là de nous interroger sur le bien-fondé d’un changement aussi radical de paradigme d’enseignement qui cherche à restituer à l’école un de ses rôles fondamentaux : faire en sorte que la culture commune que l’école confère à tous les niveaux d’étude soit celle de l’honnête homme, c’est-à-dire développe chez tout citoyen la capacité intellectuelle de réfléchir à ce qui est « bon pour lui » tout en considérant qu’il n’est pas seul au monde et que, par suite, ses exigences légitimes « d’être et d’avoir » ne respectent pas forcément les exigences tout aussi légitimes « d’être et d’avoir » d’autres humains.
Si une telle éducation par l’étude se développait, cela pourrait alors faire émerger un peu partout une masse critique de citoyens du monde des humains capables de participer à un débat démocratique qui ne tende pas à ramener l’intérêt général à ce qui reste une fois que chacun a fait prévaloir tous ses besoins particuliers. Il s’agit donc que l’éducation permette à la République de ne pas être, comme certaines pratiques démocratiques tendent à la réduire, le plus petit dénominateur commun de l’ensemble des égocentrismes individuels.